Communiqué du Snesup-Fsu et du Sncs-Fsu
Après les rapports de la Cour des comptes et les deux rapports parlementaires récents, il ressort qu'il faut revenir en profondeur sur le Crédit d'impôt recherche qui fait l'objet d'effets d'aubaine et de tricheries massive, sans pour autant avoir l'effet d'inciter les grands groupes à développer leur recherche.
Le gouvernement refuse toujours les 5000 créations annuelles pendant 5 ans qui sont indispensables pour amener progressivement l'enseignement supérieur et la recherche français au niveau des standards internationaux. Pourtant il persiste à vouloir maintenir le CIR alors que les montants sensés encourager, mais en vain, l'investissement des entreprises dans la recherche, sont équivalent à la création de 50 000 emplois.
Le SNESUP-FSU et le SNCS-FSU demandent de revenir en profondeur sur le Crédit d'Impôt Recherche (CIR), notamment pour les grandes entreprises, et de supprimer immédiatement tous les effets d'aubaine et les tricheries fiscales que les rapports parlementaires ont amplement démasqués.
Devant l'ampleur des montants détournés de l'intérêt général, ils exigent un débat parlementaire qui doit permettre de réorienter, vers
REVENIR EN PROFONDEUR SUR LE CREDIT D'IMPOT RECHERCHE (CIR)
Malgré l'explosion du montant du CIR, les données de l'OCDE montrent que les dépenses des entreprises françaises ont diminué entre 2002 et 2008. Dans tous les autres pays, ces dépenses des entreprises ont progressé, généralement fortement, alors que ces pays ne disposent souvent pas de dispositifs fiscaux de cette nature. En tenant compte des autres formes d'aides de l'Etat, cette diminution des dépenses R&D des entreprises, signifie que celles-ci ont recyclé plus de 4 milliards d'aides en profits.
l'emploi public et le développement de la recherche en France, les sommes ainsi récupérées.
Revenir en profondeur sur le Crédit Impôt Recherche
Publié le : 08/07/2010