par Muriel Coret et Françoise Salardaine, membres du collectif FDE
À cette rentrée, en tenant compte des situations
• Si l’on a échoué à l’ancien concours 2012-
• Dans l’hypothèse où l’on est titulaire d’un
Les étudiants sont aussi confrontés à un
• Publication en juillet de quelques sujets
• Doute sur les dates des épreuves d’oral
• En M1 : cours de master, préparation au
• En M2 : cours de master, rédaction du
• Pour les étudiants du dispositif « Emploi
Cette complexité génère des dysfonctionnements
En outre, les personnels enseignants constatent
Faute de vraies équipes pluricatégorielles,
Les contraintes sont telles (emplois du temps
À ces questions pédagogiques s’ajoutent des
• que la mise en place des
• que le dispositif AEP
• que les moyens attribués aux ESPE leur
La FSU et l’UNEF (http://60.snuipp.fr/IMG/PERSONNELS Tous dans la même galère
Les personnels et étudiants dans les ESPE vivent une rentrée chaotique
et inquiétante. Il est grand temps que le ministère mette de l’ordre en apportant plus de moyens et une réglementation claire.Conditions d’inscription
de chacun vis-à-vis du concours et du
master, on compte 14 catégories d’étudiants
demandant à s’inscrire dans les ESPE. Pour
ceux qui entrent après la licence, un choix
unique : le master 1.
Pour les autres, des choix multiples se présentent,
variables selon les académies. À la
question « Comment se préparer au nouveau
concours ? », il n’est pas évident de répondre :
13, faut-il redoubler l’année de M1-MEEF que
l’on a pourtant validée ? Passer en M2 si des
aménagements ont été prévus pour pouvoir
suivre, en plus des cours M2, une préparation
à l’écrit ?
master autre que celui d’enseignement, faut-il
s’inscrire en M1, M2, DU ou AEU En Et à
quel tarif ?
Conditions d’études
manque de lisibilité des contenus de formation
et des attentes des concours :
zéro, sans aucune proposition de corrigé,
dont certains ont ensuite été retirés du site du
ministère,
pour les admissibles de juin 2013 : actuellement
M2 contractuels, initialement annoncées
pour juin 2014 mais qui semblent devoir
se dérouler en mars-avril.
Les conditions d’études sont aussi rendues
difficiles par les multiples tâches à assumer
simultanément :
concours (écrit et oral en fin d’année de M1), initiation à la recherche... en plus, pour beaucoup
d’entre eux, d’une activité salariée.
mémoire, validation des stages... et, pour les
admissibles de juin, un tiers-temps en responsabilité
dans la classe (mi-temps pour les
futurs M2 à partir de septembre 2014 !), ainsi
que la préparation à l’oral du concours !
Avenir Professeur » (étudiants boursiers se
destinant à l’enseignement assurant un service
de 12 heures en établissement scolaire), la
charge de travail et le temps de présence en
établissement – pas toujours compatible avec
l’emploi du temps universitaire – ne garantissent
pas de bonnes conditions d’études. Ce dispositif
pénalise finalement les étudiants dont
la situation financière est déjà la plus fragile.
Conditions de travail des personnels
et parasite largement la communication
entre les personnels et les étudiants, et même
entre collègues.
Concernant les BIATSS, les
missions liées à la scolarité
et à l’accueil des étudiants
sont perturbées par la difficulté
à saisir l’organisation
générale de l’ESPE. Par
ailleurs, de grandes inquiétudes
pèsent sur l’éventuelle
redistribution des tâches et
des services de chacun,
dans les contours encore
flous de l’ESPE. La réduction
drastique des
maquettes de master et du temps de présence
des étudiants sur les sites universitaires
fragilisent l’existence des sites délocalisés et
l’emploi des personnels.
les difficultés qu’entraîne la mise en
oeuvre de maquettes construites dans la précipitation
et, pour beaucoup, sans concertation.
Les intitulés trop généraux, pensés pour
l’accréditation des ESPE et non en fonction
d’objectifs et de progression pédagogique peuvent
apparaître comme des concepts vides
qu’il est difficile de s’approprier.
l’apparition de nouveaux intitulés entraîne
ici ou là, des rivalités entre universitaires,
enseignants Premier/Second degré et corps
d’inspection.
resserré des M2, incertitudes en début d’année
sur les dates de stage M1 et M2 non admissibles,
augmentation des effectifs, services
des enseignants...) que la cohérence pédagogique
de la formation est mise à mal.
Un exemple : comment répondre, en 10 heures
d’enseignement d’arts visuels en M2 PE, aux
attentes d’étudiants qui, dans le même groupe,
enseignent ou non la discipline dans la classe
et sur des niveaux différents, préparent ou
non l’option arts visuels au concours... ?
problèmes de définition des services : dans de
nombreux sites, l’augmentation des effectifs
étudiants n’a pas été anticipée et entraîne des
problèmes de répartitions et de déséquilibres
importants dans les services des collègues.
Pour beaucoup, leur service annuel n’a toujours
pas été communiqué au 30 septembre.
Nous demandons :
nouveaux conseils des
ESPE (CE et COSP), et
l’élaboration des nouveaux
statuts et règlement
intérieur, prennent en
compte la représentation
effective des personnels
enseignants, BIATSS et
usagers de l’ESPE ;
(qui ne rencontre pas le
succès escompté) soit
réexaminé, que le temps de présence en établissement
soit réduit et rendu compatible
avec les études ;
permettent d’assurer leurs missions (de formation,
d’encadrement des étudiants).
pdf/communique_commun_fsu_unef.pdf)
demandent que cette année transitoire 2013-
2014 débouche sur la mise en oeuvre d’une
régulation nationale effective des masters
MEEF et des préparations publiques aux
concours, qui assure une meilleure lisibilité
des parcours vers les métiers de l’enseignement
et une équité de traitement des étudiants
sur tout le territoire national.
Personnels : Tous dans la même galère
Publié le : 15/10/2013