Refus rectoraux de détachement d'enseignants du secondaire: lettre aux ministres

Publié le : 12/10/2013

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Refus rectoraux de détachement d'enseignants du secondaire en tant qu'ATER et refus d'affectation dans le supérieur lors de la seconde campagne de « recrutement » de mai-juin 2013.

 


En cette rentrée 2013, de nombreux collègues enseignants du secondaire désirant commencer ou poursuivre des travaux de recherche dans le cadre de la préparation d'une thèse de doctorat, se sont vus refuser leur détachement en tant qu'ATER (Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherche) par le recteur dont ils dépendent.

La raison invoquée est la date tardive de réunion des commissions de choix dans les universités qui arrive après le mouvement intra-académique du secondaire. Ainsi, le départ tardif de ces collègues libère des postes du secondaire et déstabilise un peu la rentrée correspondante.
Bien sur, si le SNESUP comprend aisément la gêne occasionnée, il est à noter que les collègues ne sont en rien responsables du calendrier des deux ministères : Enseignement supérieur - Recherche d'une part, et Education Nationale de l'autre.

Or, cette situation, dont on aimerait qu'elle reste exceptionnelle, est dramatique pour ces collègues car elle ruine souvent des recherches bien engagées et des mois de travail !
C'est pourquoi le SNESUP, trouvant cette situation intolérable et injuste (certains collègues ont aussi commencé leurs travaux d'ATER sans pourvoir être payé !), s'est adressé au ministère (voir courrier ci-joint, au dos) pour qu'une solution urgente soit trouvée et que les détachements soient accordés le plus rapidement possible.

Par ailleurs, des blocages similaires concernant les affectations d'enseignants du secondaire « recrutés » dans le supérieur dans le cadre de la seconde campagne de mai-juin 2013 ont été observés. Si l'intervention du SNESUP a permis de résoudre certains cas, d'autres n'ont pu être rattrapés, annulant ainsi tout le travail effectué de publication de postes, de candidature, d'audition, etc.

Ce second problème qui découle d'une mauvaise synchronisation entre le « recrutement » dans le supérieur et le mouvement de mutation du secondaire, fera dans peu de temps l'objet de propositions au ministère et d'une demande d'audience correspondante.

Le secteur second degré du SNESUP.