Comité de Suivi Licence : Disparition de la mention Sciences Pour l'Ingénieur, des dénominations non lisibles, inexistantes... le travail doit se poursuivre.

Publié le : 05/04/2013


Comité de Suivi Licence : Disparition de la mention Sciences Pour l'Ingénieur, des dénominations non lisibles, inexistantes... le travail doit se poursuivre.

Le Comité de Suivi Licence (CSL) du jeudi 28 mars avait pour but de finaliser les propositions de dénomination des Licences. Cette séance se situant pendant son Congrès, le SNESUP avait demandé que la discussion puisse se poursuivre au-delà.
Or, a été diffusé le 2 avril un document intitulé « La licence : nomenclature et intitulés - Propositions du comité de suivi de la licence et de la licence professionnelle », qui laisse à penser que la discussion est close. Lors des échanges précédents, même si le choix entre les dénominations « Sciences Pour l'Ingénieur » (SPI) et « Sciences appliquées » n'était pas fait, la grande majorité des participants au CSL était d'accord pour affirmer qu'une licence permettant de lier les savoirs disciplinaires et leurs applications dans le domaine des technologies (qu'elles soient industrielles ou tertiaires) était absolument indispensable à l'offre de formation universitaire. Il est donc tout à fait sidérant de constater qu'aucune mention de ce type ne figure plus dans les 36 mentions proposées par le CSL !

Au delà de la transversalité des domaines abordés dans les licences de la mention SPI, qui garantit la mise en perspective de différentes disciplines universitaires, la particularité de cette mention de licence est aussi d'offrir un chemin de réussite aux étudiants issus des bacs techniques - voire professionnels - ainsi qu'à tous les autres, pour qui une contextualisation des savoirs et un lien fort avec les technologies sont des atouts de réussite.
De plus, le nom de mention « SPI » est connu par l'ensemble des enseignants de Sciences et Techniques Industrielles (STI) et de Sciences de l'Ingénieur (SI) dans les lycées, ce qui favorise l'orientation des bacheliers vers cette licence, qui permet à des étudiants de suivre une formation technologique cohérente jusqu'à bac+3, d'élever leur niveau de qualification pour une sortie vers l'emploi ou une poursuite d'études en Master ou école.
Détricoter ce qui a mis des années à être construit, troublerait encore plus la lecture des formations universitaires par les lycéens, leurs familles et les employeurs. Le SNESUP demande donc que la nomenclature des licences puisse intégrer une mention SPI ou analogue.

Certaines autres dénominations posent problème. Ainsi, comment peut-on comprendre à quelle formation correspond une licence Langues, littératures & civilisations étrangères et régionales (LLCER), dont on ne mentionne pas la langue étudiée dans l'intitulé ? Faut-il d'ailleurs réunir dans une même mention les Langues étrangères et les Langues régionales ? Comment peut s'orienter un jeune qui sait qu'il veut devenir professeur des écoles, alors que cette note du CSL ne mentionne pas les licences pluridisciplinaires ?

Par ailleurs, le SNESUP conteste le rôle essentiel que le Comité de Suivi Licence veut donner à l'annexe descriptive au diplôme, qui pourrait ainsi devenir un élément d'évaluation de chaque étudiant.

Plus généralement, le SNESUP demande de nouveaux échanges en Comité de Suivi Licence sur les dénominations, ainsi qu'une discussion en CNESER.

Claudine Kahane, Marc Neveu
Co-secrétaires généraux du SNESUP-FSU