
Numéro 38
12 décembre 2008
CE N’EST PAS LA TRÈVE !
La
lettre Flash au format pdf (mise en page originale)
Les journées du 9 et du 10 décembre dans les universités,
notamment dans les IUT, en convergence avec les enseignants de premier et second
degrés, marquent une consolidation, voire un renforcement des mobilisations
multiformes sur un éventail de revendications qui touchent le cœur
du métier des enseignants du supérieur. Localement, les modalités
de grève administrative sont prises, revêtant des formes diverses
: rétention des notes, envoi des copies corrigées au rectorat…
avec comme objectif le retrait du projet de décret carrière, le
retour des emplois supprimés (et les créations nécessaires),
le refus du dispositif concours-masters, tel qu’actuellement présenté.
La formation des enseignants est plus que jamais un enjeu majeur. En témoigne
le nombre important (67) de motions de CA, exigeant a minima un moratoire concernant
le dépôt des maquettes…, certaines engagent à ne pas
envoyer ces maquettes au Ministère.
Avec l’arrivée des DGF dans les établissements, la colère
explose : refus du budget par le CA au Havre, motion des trois Conseils de l’Université
Paul-Valéry Montpellier-III qui « protestent vigoureusement contre
la dotation budgétaire prévue par le ministère pour 2009
et s’indignent des suppressions de postes annoncées pour les 3
prochaines années », réunion des trois conseils à
Paris VIII, interventions publiques de plusieurs Présidents (Paris 11,
Montpellier 3...).
La loi LRU porte atteinte aux moyens (financement, personnels) des IUT. La
mise en place d’une charte de « bonne conduite » qui régirait
les relations entre les IUT et les universités ne permettrait pas de
garantir les moyens nécessaires au bon fonctionnement des IUT. Le «
Contrat d’Objectifs et de Moyens », conclu localement entre l’IUT
ou une autre composante et l’Université, constitue une première
étape de l’inféodation des composantes au Président
via des indicateurs de performance » ! Ce contrat local
risquerait d’amplifier les inégalités entre composantes
et sur le territoire. Le SNESUP appelle les collègues des IUT à
continuer la mobilisation, et, en convergence avec les étudiants, à
participer aux Assemblées Générales et à organiser
des débrayages mardi 16 décembre et des manifestations
dans les grandes villes universitaires pour exiger le maintien du fléchage
des moyens financiers et des postes des IUT, pour maintenir le financement de
tous les diplômes IUT existants. Ce sont des conditions nécessaires
pour que le DUT reste un diplôme national garanti par un programme national,
les CPN (Commissions Pédagogiques Nationales) et la CCN (Commission Consultative
Nationale).
Le SNESUP appelle les élus dans les Conseils d’Administration
à voter contre les budgets d’établissement. Il appelle à
des réunions et prises de position des trois conseils de l’université.
Le SNESUP appelle les universitaires à poursuivre leurs interventions
– y compris par la signature d’appels appuyant les élus dans
les conseils - pour que les conseils centraux ne transmettent pas avant octobre
2009, ni ne valident les projets de maquettes des MASTER (formation des enseignants)
qui s’inscriraient dans le flou réglementaire, la dérégulation
scientifique et un calendrier irresponsable. Il appelle à l’engagement
individuel pour bloquer collectivement l’élaboration de ces maquettes.
C’est sur ces bases que le SNESUP engage, avec la FSU et avec
les autres organisations de l’Education et de la Recherche, les ripostes
unitaires qui se dessinent pour janvier.
REFUS D’UNE MASCARADE
La FSU et ses syndicats (SNESUP, SNEP, SNES, SNUIPP, SNUEP) se félicitent
de l'unanimité des organisations syndicales face aux représentants
de la Ministre Valérie Pécresse dans la réunion de ce jour,
12 décembre. Toutes les organisations syndicales ont quitté ensemble
une réunion qui s'apparentait à une mascarade. Le flou des déclarations
du gouvernement sur la formation des enseignants démontre une fois de
plus la nécessité, portée de longue date par la FSU et
ses syndicats nationaux concernés, de reporter des nouveaux concours
a minima à la session 2011.
La qualité de la formation des enseignants en dépend. Comme aujourd'hui,
la FSU fera tout pour renforcer la cohérence et l'unité des organisations
syndicales.
Paris, le 12 décembre 2008
Syndicat National de l’Enseignement Supérieur – 78, rue du
Faubourg Saint-Denis – 75010 – Paris
Tél. : 0144799610 – Fax : 0142462656 – Courriel : [email protected]
– Site web : www.snesup.fr
Les organisations syndicales invitées au ministère de l'enseignement
supérieur et de la recherche le 12 décembre constatent l'indigence
des analyses, propositions et réponses du ministère de l'éducation
nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'avenir
de la formation des enseignants et des autres personnels d'orientation et d'éducation.
Tant sur les concours que sur les évolutions des parcours de formations,
les ministères sont sourds aux revendications des personnels et refusent
d'ouvrir la moindre négociation sur le fond comme sur les calendriers.
Toutes les organisations ont quitté la séance.
FSU (SNESUP, SNEP, SNES, SNUIPP, SNUEP) - UNSA (SE, SUP'Recherche) - SGEN-CFDT
- CGT (FERCSup, Educ'action, SNPEFP) - CSEN (SNALC, SNE, AUTONOMESUP) –
FO (SNPREES - SNFOLC, SNUI-FO, FNEC FP) –
Comité de liaison enseignement-recherche affilié à la FP-CGC
syndicat national de l'enseignement supérieur 78, rue
du faubourg saint-denis 75010 Paris Tél. : 0144799610 Fax :
0142462656 Courriel : [email protected]
Site web : www.snesup.fr
Cette lettre-flash du SNESUP-FSU, envoyée aux syndiqués
(fichier
pdf avec mise en page originale), peut être diffusée sans réserves dans
les départements d'enseignement et laboratoires, comme les lettres flash à venir,
de façon à maintenir le lien fort entre la communauté scientifique et les représentants
syndicaux présents et acteurs des négociations. Lien nécessaire pour nous faire
entendre. Utiliser tous les moyens, courrier électronique, diffusion papier,
? et faire part d'observations sur tous les contenus et les formes de la négociation
à : [email protected]