Motion CNU 18ème section

Publié le : 14/02/2014


Motion sur le projet de décret portant sur le statut des enseignants-chercheurs

 

La 18e section du CNU, réunie en session de qualification du 10 au 15 février 2014, constate et dénonce les convergences du décret « statut » présenté au Comité Technique Universitaire (CTU) le 9 janvier 2014 avec le décret du 25 avril 2009 issu de la loi (dite « LRU ») que les enseignants-chercheurs avaient vivement combattue.

 

Elle refuse le principe de la modulation des services et s'oppose à sa mise en œuvre.

Elle réaffirme son opposition à l'évaluation récurrente et obligatoire des enseignants-chercheurs (quel que soit le nom et la forme qu'on lui donne).

 

Plus généralement, elle dénonce la détérioration des conditions de travail des enseignants-chercheurs par l'alourdissement et l'inflation des charges administratives et de gestion. Cette aggravation nuit aux activités de recherche et dénature donc la fonction d'enseignant-chercheur.

 

Cette politique combinée avec le désengagement de l'État dans le financement des universités « autonomes » conduit au gel et à la suppression des postes, ce qui bloque le recrutement de nouveaux enseignants-chercheurs.

 

La 18e section réaffirme avec force la nécessité pour tout chercheur de pouvoir déterminer lui-même ses objets de recherche et rappelle son attachement à la fonction publique d'Etat.

 

Adopté à l'unanimité par vote à bulletins secrets

 

 

 

Motion sur le gel des avancements et l'évaluation des PEDR

 

La 18e section du CNU, réunie en session de qualification du 10 au 15 février 2014, s'oppose catégoriquement à toute hypothèse de gel des avancements à l'ancienneté ou au choix, des enseignants chercheurs. Elle demande au contraire une amélioration significative des grilles de progression de carrière.

 

Par ailleurs elle s'oppose à toute évaluation locale des candidatures à la PEDR, et demande l'attribution de ces responsabilités aux sections compétentes du CNU, seule instance garantissant un cadre national légitime.

 

Adopté à l'unanimité par vote à bulletins secrets