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Numéro 34
1er décembre2008
LA FSU INTERPELLE LE PREMIER MINISTRE
La
lettre Flash au format pdf (mise en page originale)
Monsieur le Premier Ministre,
La FSU dénonce le mépris et la brutalité du gouvernement
vis-à-vis des chercheurs et des enseignants du supérieur.
Au soir d'une journée de grève et de manifestations, le gouvernement
a choisi la force pour faire cesser dans la nuit l'occupation pacifique et tranquille
de l'ANR, qui visait à attirer l'attention sur le caractère nocif
des politiques gouvernementales en matière d'emplois scientifiques pérennes.
La FSU, ses syndicats nationaux, clairement présents depuis le début
de ces mobilisations portent la détermination exaspérée
des personnels attachés à un système de recherche associant,
en synergie, les organismes de recherche et les universités dans le respect
des statuts spécifiques des personnels. Ils refusent le démantèlement
du CNRS dont le conseil d’administration était convoqué
ce jeudi et l'extension de la précarité générée
par l'ANR.
Cette opération de police ne fait pas disparaître les problèmes.
La FSU, le SNESUP, le SNCS vous demandent d'ouvrir sans délai des négociations
sur tous les enjeux dans le respect de la cohérence de l'ensemble du
dispositif "Enseignement Supérieur Recherche" :
- emplois, budget, statuts des établissements, des enseignant-chercheurs
et de tous les personnels, IUT, formation des enseignants, revalorisation, précarité...
La FSU vous appelle à entendre les revendications fondées des
collègues : rétablissement des 1000 emplois supprimés au
budget 2009, abandon du décret dénaturant le statut des enseignants-chercheurs,
refus du démantèlement du CNRS.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance
de notre haute considération.
Gérard Aschiéri, Jean Fabbri, Jean-Luc Mazet
Secrétaire Général de la FSU, Secrétaire Général
du SNESUP, Secrétaire Général du SNCS
UNE SEMAINE POUR AMPLIFIER LES RIPOSTES
Sous de multiples formes, des milliers d'universitaires et de chercheurs ont
participé la semaine dernière aux initiatives décidées
localement et en liaison avec les appels nationaux des organisations syndicales
et associations. Ces mobilisations qui contestent les mesures gouvernementales
contre l'emploi, les statuts, les contenus de formation (masterisation/ concours)
s'amplifient. L'occupation de l'ANR a contribué à leur visibilité.
Toute la presse a dû mentionner "la colère des chercheurs",
voire d'autres dimensions des revendications : les journaux de France 2 et France
3 le 27 novembre, France Inter, France Info, Libération, l'Humanité,
Le Monde … ont enfin donné la parole à d'autres qu'à
V. Pecresse.
De partout et sur toutes les questions (aussi IUT, IUFM...) nous vient la demande
de porter mieux les informations sur les évolutions organisées
par le ministère comme sur la cohérence de propositions alternatives,
sur les ripostes, leur visibilité leur inscription dans la durée,
en convergence avec les étudiants et les autres personnels du monde de
l'éducation.
Les organisations de personnels et d'étudiants SNESUP-FSU, Sud Education,
UNEF, SLR, SLU demandent dans toutes les universités de faire
du jeudi 4 décembre après-midi une demi-journée banalisée.
Cela permettra que les personnels et les étudiants puissent participer
à des assemblées générales d'information et de débat
sur l'avenir de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Ce qui se passe dans les IUT et qui ne concerne pas que les
IUT (suppressions d'emplois ou transformations, questions statutaires et d'affectation
des budgets...) pour beaucoup de questions, met spécifiquement à
mal dans les IUT une conception des instituts et les rapports qui s'y nouent
à la fois avec l'environnement économique et ses acteurs, entre
les collègues et avec les étudiants (leur parcours antérieur
et ce qu'ils construisent comme projection personnelle au cours de leurs études
dans les départements d'IUT).
Après la journée du 25 novembre, après l'infructueuse rencontre
entre l'ADIUT... et le ministère, le SNESUP appelle à amplifier
les initiatives, leur impulsion par les seuls directeurs ne peut suffire.
Face à une disposition centrale de la loi LRU sur l'affectation des budgets
et des postes, les résistances ne peuvent porter sur de seules mesures
de type "contrat d'objectif" entre l'université et l'IUT. Avec
constance, le SNESUP dénonce la part croissante des contrats dans l'affectation
des moyens : contrats recherche avec l'ANR, contrats quadriennaux, CPER…
tous ces dispositifs tendent à cacher l'analyse et l'expression des besoins
réels dans le cadre du service public. Au sein d'une université,
entre ses composantes, c'est peu ou prou la même chose. L'idée
du regroupement -sous forme fédérative- des IUT dans une université
technologique nationale n'est pas plus satisfaisante : seraient ainsi affaiblis
les liens et les passerelles entre les filières au sein de l'université,
et les synergies recherche n'en sortiraient pas renforcées. Il s'agit
donc bien dans cette bataille de faire reconnaître la place des IUT dans
les universités, d'améliorer les synergies, d'affecter des moyens
nécessaires démocratiquement et sur des critères objectifs
partagés, validés par le CNESER. Pour le moment, le ministère
a choisi de refuser tout débat sur la répartition des moyens avec
les organisations syndicales : le modèle SYMPA, ses clefs et coefficients
échappent à tout contrôle!
Orienter l'action sur ces revendications est le sens de l'appel du SNESUP pour
le 2 décembre dans les IUT, avec la mise en perspective de grèves,
selon les circonstances, "continues" dans la suite. Cohérence
sur ce terrain de l'action avec ce qui se dessine pour le 4 et le 10 décembre.
Face aux crises, changeons d'Europe ! : FORUM–DÉBAT
le Samedi 6 décembre 2008 - 10h - 13h - Bourse du Travail, 3 rue du Château
d'eau (Paris 10e)
style='color:red'>syndicat national de l'enseignement supérieur 78, rue
du faubourg saint-denis 75010 Paris Tél. : 0144799610 Fax :
0142462656 Courriel : [email protected]
Site web : www.snesup.fr
Cette lettre-flash du SNESUP-FSU, envoyée aux syndiqués
(fichier
pdf avec mise en page originale), peut être diffusée sans réserves dans
les départements d'enseignement et laboratoires, comme les lettres flash à venir,
de façon à maintenir le lien fort entre la communauté scientifique et les représentants
syndicaux présents et acteurs des négociations. Lien nécessaire pour nous faire
entendre. Utiliser tous les moyens, courrier électronique, diffusion papier,
? et faire part d'observations sur tous les contenus et les formes de la négociation
à : [email protected]