

Numéro 31
24 nov 312008
GAGNER LA SOLIDARITÉ UNIVERSITAIRE ET LA BATAILLE DE L’OPINION
La
lettre Flash au format pdf (mise en page originale)
Amplifier la contestation du dispositif "master/concours"
En quelques semaines, des dizaines de CA d'université, s'ajoutant aux
conseils de départements, aux sociétés savantes, revendiquent
avec force une vraie négociation appuyée sur un débat national
pour améliorer la formation des enseignants (une dizaine de plus, la
semaine dernière : Paris 13, Amiens, Chambéry, ...).
L'exigence est forte : report à 2011 de la date de nouveaux concours,
dispositions transitoires favorables aux étudiants permettant un maintien
des concours nationaux tous les ans, synergie des formations dans leurs dimensions
scientifiques et professionnelles, articulées sur des stages reconnus
et rémunérés. Elaboration concertée et non concurrentielle
des parcours de formation PE, PLC, CPE.
Une rencontre avec la CPU jeudi 20, dans laquelle le SNESUP a porté ces
revendications en liaison avec l'appel du 9 novembre, a illustré les
blocages politiques actuels qui sont avant tout le fait des deux ministres X.
Darcos et V. Pécresse. Dans le supérieur, le dispositif "mastérisation",
tel qu'il est aujourd'hui conçu par le ministère, vise à
accélérer l'explosion du paysage universitaire, la concurrence
entre les établissements et entre les collègues... au risque assumé
d'une fragilisation de nombreux champs disciplinaires.
Le SNESUP appelle donc à amplifier la résistance collective sous
toutes ses formes contre ce dispositif régressif.
Bataille acharnée du SNESUP pour faire entendre la voix de milliers
de collègues
Aujourd’hui, 24 novembre, s’est tenu le CTPU (*) ignoré
par la ministre qui montre ainsi son peu d’attachement aux garanties statutaires
des enseignants-chercheurs. Le projet de décret sur lequel le ministère
s’est arc-bouté a été très peu amendé
au final hormis l’explicitation TP=TD (sans que cette évolution
soit intégrée aux dotations en postes et en budget des établissements
!) et la mise en perspective d’une instance locale de recours pour la
définition des services. Le SNESUP s’est battu avec acharnement
pour faire prévaloir les dimensions collégiales, scientifiques,
pédagogiques du métier, contre l’explosion des statuts.
Il a défendu en vain les fonctions actuelles et le rôle du CNU
pour la détermination des promotions et pour les CRCT (*). Opposé
à l’idée d’une contractualisation individuelle entre
chaque enseignant-chercheur et le président d’université,
il s’est battu article par article contre cette logique de gestion des
carrières des collègues qui ignore le pluralisme scientifique
et la richesse des disciplines. La modulation, au sens d’une augmentation
des services d’enseignement pour la majorité des collègues
soumis à l’arbitraire local, a malheureusement reçu un accueil
souvent indulgent du SGEN et de SUP’Recherche-UNSA, favorables à
un passage au plus vite aux dispositifs de « déconcentration ».
Au final : 9 contre (7 FSU – 2 Autonomes) ; 5 absentions (SGEN –
UNSA) ; 14 pour (administration). FO, absent au moment du vote, s’étant
prononcé contre.
(*) CTPU : Comité Technique Paritaire des Personnels enseignants titulaires
et stagiaires de statut Universitaire.
(*) CRCT : Congé de Recherche et de Conversion Thématique
Opinion publique et « veille de l’opinion »
Le SNESUP condamne les opérations de surveillance de l'opinion telles
que lancées (avec appel d'offre) par le MESR pour mesurer la contestation
de la politique du ministère. Ces dépenses conséquentes
(220.000 euros) sont une nouvelle preuve du mépris affiché par
le gouvernement à l'encontre des organisations syndicales et des instances
représentatives (CTPU, CNESER, ...) dans lesquelles il peut trouver un
reflet très réel des avis des personnels.
Le SNESUP demande l'annulation de cet appel d'offre. Le SNESUP appelle les universitaires
à faire entendre nos revendications dans les médias nationaux
et locaux. Il invite à la multiplication des initiatives collectives
rendant visibles les luttes en cours (rassemblements, sit in, cours publics
dans des lieux publics, ...). Il invite à relayer les rares interventions
syndicales publiées dans la presse nationale (Le Monde du 18 novembre
et l'Humanité du 22 novembre à retrouver aussi sur www.snesup.fr).
Mardi 25 : Journée d’action dans les
IUT
Défendre le rôle et le potentiel des IUT
Jeudi 27 novembre : manifestons pour s’opposer
au découpage du CNRS en instituts !
à 8 h au siège du CNRS (3, rue Michel-Ange – Paris 16ème)
: Bloquons le Conseil d'Administration
Manifestation à 11 h : manifestation-« déménagement
» du MESR (rue Descartes) à l'ANR (rue de Bercy).
Un préavis de grève est déposé
style='color:red'>syndicat national de l'enseignement supérieur 78, rue
du faubourg saint-denis 75010 Paris Tél. : 0144799610 Fax :
0142462656 Courriel : [email protected]
Site web : www.snesup.fr
Cette lettre-flash du SNESUP-FSU, envoyée aux syndiqués
(fichier
pdf avec mise en page originale), peut être diffusée sans réserves dans
les départements d'enseignement et laboratoires, comme les lettres flash à venir,
de façon à maintenir le lien fort entre la communauté scientifique et les représentants
syndicaux présents et acteurs des négociations. Lien nécessaire pour nous faire
entendre. Utiliser tous les moyens, courrier électronique, diffusion papier,
? et faire part d'observations sur tous les contenus et les formes de la négociation
à : [email protected]