Flash n°23 (html)

Publié le : 06/11/2008

Numéro 23


6 novembre 2008


Imposer le refus du dispositif concours/master

tel qu'élaboré aujourd'hui dans la précipitation par le
gouvernement

La
lettre Flash au format pdf
(mise en page originale)


Le SNESUP met tout en œuvre pour s’opposer à l’atomisation
des statuts des enseignants-chercheurs, à l’arbitraire dans les
services (appelée modulation) et rémunérations, pour imposer
une revalorisation touchant 100 % des personnels du supérieur et de la
recherche (développements dans la lettre flash n° 24). Le SNESUP
appelle aux mobilisations unitaires des 13 novembre (AG unitaires) et 20 novembre
(grève unitaire).




« mastérisation-concours » : un dispositif non encore réglementaire
(les déclarations des ministres, la circulaire signée du directeur
général de l’enseignement supérieur en date du 17
octobre, ne font ni la loi ni les décrets !) qui démantèle
la cohérence disciplinaire des masters et la professionnalisation de
la formation des enseignants.



Les propositions du SNESUP, aujourd’hui 6 novembre 2008, s’inscrivent


- dans l’objectif maintes fois affirmé d’une réelle
amélioration de la formation des enseignants associée à
une élévation des qualifications et à une revalorisation
salariale,

- dans la continuité des positions syndicales exprimées dès
juin 2008, y compris au CNESER.

1) Le SNESUP réclame un moratoire immédiat:

Il est impossible de monter des projets à la date imposée du 31
décembre 2008. Il faut des phases de consultation, de concertation. Quelles
que soient les conditions d’intégration de l’IUFM, il en
est ainsi dans toutes les universités et tous les IUFM, qui doivent dépasser
largement les cadres habituels pour associer l'ensemble des universités
et l'IUFM au sein de chaque académie. Sur ce point, nous pouvons relayer
comme exigence auprès de la ministre, ce qui a été porté
par notre syndicat, entendu avec force lors des États Généraux
de la formation le 4 octobre dernier, voté dans de nombreuses motions
(conseils d'universités et d'UFR) et est maintenant soutenu par certains
présidents d'universités. Sur le terrain, il est clair que ces
engagements doivent nous rapprocher et nous inciter à construire des
méthodes d’élaboration véritablement consultatives,
soucieuses de laisser place au temps du débat.

2) Le SNESUP appelle à préserver et utiliser le potentiel
de formation, de recherche et d’expériences que constituent les
IUFM, à éviter des oppositions entre composantes « traditionnelles
» et IUFM, comme entre universités.


C’est notre responsabilité collective, sans unanimisme forcé,
de trouver les méthodes pour débattre sans exclusive, sans précipitation.
Ce qui nous rapproche c’est le souci d’assurer aux futurs collègues
du premier et du second degré une formation universitaire de grande qualité,
associée à l’apprentissage d’un métier. Opter
pour le statu quo ferait la part belle à ceux qui veulent liquider le
service public national d’éducation ou à ceux qui veulent
des « CPR » caporalisés et des « écoles normales
» académiques. Nous sommes les seuls à porter les exigences
de solidarités entre personnels et de collégialité dans
la prise de décision au sein de l’Université.

3) Le SNESUP interpelle : comment porter des projets crédibles
de Master et peser sur le contenu des épreuves de concours ?



La partie scientifique des masters (liée à une ou plusieurs disciplines
universitaires de recherche) peut difficilement être conçue sans
une définition claire de ce que seront la nature et les programmes des
concours selon les disciplines. Par ailleurs, pour les PE, PLP et CPE, la nécessité
de construire des contenus de formation ambitieux, sans décrochage par
rapport à la formation des enseignants des lycées et collèges,
soulève des questions complexes et inédites. Comme universitaires,
nous avons tous à cœur de porter une exigence de qualité
scientifique, de contenu disciplinaire et professionnel de haut niveau pour
les futurs collègues des premiers et seconds degrés. A défaut
d’un cadrage national, la dimension actuelle de régulation nationale
des contenus des enseignements universitaires L et M dans les disciplines de
concours pour les PLC – non moins via le CAPES et l’agrégation
que via l’habilitation CNESER – est un aspect essentiel et constitutif
de ces diplômes. Le risque est grand que ces régulations disparaissent
avec la mise en place de formations dans le contexte de concurrence porté
par la LRU et avec une conception affichée par la ministère et
la CPU qui marginalisent l’évaluation des capacités de synthèse
scientifique des candidats.



Ces éléments exigent une forte détermination, déjà
confortée par le vote de plus de 25 motions dans les CA des universités
:

• Pour mettre en échec les orientations actuelles du ministère,
maintenir et créer les emplois d’enseignants titulaires ;

• Pour accompagner l’élaboration par tous les acteurs et
les syndicats d’une réelle amélioration de la formation
des enseignants, associant toutes les dimensions, valorisant l’acquis
des IUFM…dispositions qui doivent s’accompagner du soutien financier
aux étudiants qui se préparent à ces métiers et
d’une réelle revalorisation salariale ;

• Pour imposer d’autres choix, un autre calendrier et des dispositifs
transitoires qui pourraient concerner d’abord des validations par des
crédits ECTS pour les M1 de la préparation au CAPES, dans un cadre
harmonisé nationalement via le CNESER, et la définition par les
IUFM de modules de préprofessionnalisation diversifiés pour les
étudiants inscrits cette année. Par disciplines et en liaison
avec les IUFM seraient définis puis harmonisés la progressivité
des parcours et la répartition entre les diverses composantes de ces
dimensions de la formation. Pour la formation des PE, il s’agirait dès
cette année d’inscrire l’année post concours dans
un processus de validation s’inscrivant dans des masters à construire
(délivrance de crédits). La cohérence des parcours master
s’élaborerait ainsi sur une durée bien plus longue et sans
briser le parallélisme PE-PLC/PLP qui reviendrait à réduire
tout le travail scientifique pluridisciplinaire à l’actif des IUFM.
Un tel dispositif transitoire n’interdit pas la revalorisation des débuts
de carrières, il rend possible la définition et la mise en œuvre
de concours rénovés situés entre M1 et M2, et de masters.

PE : professeur des écoles ; PLP : professeur de lycée professionnel
; PLC : professeur de lycée et collège ; CPR : centres pédagogiques
régionaux.

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du faubourg saint-denis 75010 Paris Tél. : 0144799610 Fax :
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les départements d'enseignement et laboratoires, comme les lettres flash à venir,
de façon à maintenir le lien fort entre la communauté scientifique et les représentants
syndicaux présents et acteurs des négociations. Lien nécessaire pour nous faire
entendre. Utiliser tous les moyens, courrier électronique, diffusion papier,
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