Etudiantes d’origine comorienne de Pau : stopper le processus d’expulsion !

Publié le : 09/07/2010


Etudiantes d’origine comorienne de Pau : stopper le processus d’expulsion !

La cour d’appel administrative de Bordeaux a rejeté le 6 Juillet le recours contre l’arrêté préfectoral portant obligation à Stiti Youssouf et Liouise Ali de quitter le territoire français. Ces deux étudiantes d’origine comoriennes sont expulsables, pour Sitti vers Mayotte(territoire français et futur département !) et vers une destination inconnue aux Comores pour Liouize. Ces deux étudiantes ont désormais toutes leurs attaches en France. Inscrites à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour depuis l’automne 2008 pour y suivre des études de géographie, ces étudiantes ont passé en 2009 leurs examens de 1ère année avec succès, et, en 2010, malgré une année très difficile –entre centre de rétention, clandestinité forcée et traques policières intolérables…) leurs examens de 2ème année encore avec succès.


Le SNESUP considère que ces deux étudiantes doivent pouvoir poursuivre leurs études en France, et donc s’inscrire à la rentrée prochaine en troisième année de Licence. Il faut qu’elles puissent se voir délivrer les autorisations de séjour nécessaires pour résider sur le territoire français afin de poursuivre leurs études à l’UPPA dans des conditions sereines et normales. Le SNESUP demande au gouvernement de prendre une mesure de régularisation immédiate pour Sitti et Liouize.


Cette situation intervient dans un contexte où d’autres étudiants en situation irrégulière viennent d’être arrêtés au moment des examens et où des collègues universitaires étrangers – même fonctionnaires titulaires - sont en butte à des difficultés pour obtenir le enouvellement de leurs papiers, ce qui risque notamment de les priver de la possibilité de participer à des colloques scientifiques. Le SNESUP condamne ces méthodes et la politique qu’elles traduisent. Il dénonce les effets croissants d'une politique inhumaine et arbitraire qui menace des étudiants, mis en situation irrégulière, dont le souhait premier est de poursuivre leurs études et de passer sereinement leurs examens ou les collègues en poste dans les universités. Le SNESUP exige notamment que les étudiants venus en France pour y poursuivre leurs études puissent bénéficier d’autorisations de séjour  pour étudier dans des conditions normales. Il exige en outre que les démarches administratives soient simplifiées. Il en va de même pour les fonctionnaires titulaires.