Le 28 novembre 2007, Valérie Pecresse annonçait une hausse de 50 % du budget des universités en cinq ans (http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/hausse-de-50-du-budget-des-universites-en-cinq-ans).
Quatre ans plus tard nous constatons que l'Université de Pau et des Pays de l'Adour n'a pas bénéficié de cette soi disant forte progression des moyens de l'enseignement supérieur et de la recherche malgré le passage aux « responsabilités et compétences élargies » voté par le CA de l'UPPA et qui faisait miroiter des rallonges budgétaires. Le SNESup-UPPA avait voté contre le passage au RCE qui n'est en fait qu'un désengagement de l'État à continuer à verser un budget global suffisant pour payer les salaires et assurer le fonctionnement de l'établissement.
Pour le budget 2011, la présidence reconnaît que la visibilité est réduite mais espère une dotation au moins égale à celle de 2010. Ce budget ne laisse pas indifférent les directeurs des composantes à l'instar du Doyen de la Faculté des Lettres qui a alerté la communauté universitaire sur les graves mutilations que risquent de subir les heures d'enseignement, et y compris, sans doute, le paiement des personnels. Si le budget pour 2011 est actuellement inférieur de 10% à celui de 2010 pour toutes les composantes, le surcoût master enseignement à la faculté des lettres représente un surcoût important de l'ordre de 2030 heures soit 90 000 euros, au minimum. Dans d'autres départements comme les IUT ou les Ecoles d'Ingénieurs, les surcoûts sont liés à la mise en place de l'équivalence horaire TP/TD. Le surcoût non financé a amené l'UPPA à mettre en place une règle qui stipule l'équivalence pour le service des heures statuaires et l'utilisation d'un ratio TP/TD pour les heures complémentaires. Le SNESup revendique des mesures pour que l'égalité 1hTP=1hTD soit appliquée à tous les collègues, quel que soit leur statut (enseignant-chercheur, ATER, moniteur, enseignant de second degré, contractuel, autre non-titulaire ou chercheur) et ce quel que soit le type d'heures (statutaires ou complémentaires).
Pour Le SNESup-UPPA, la dotation 2011 du ministère doit tenir comptes des surcoûts liés à la mastérisation (deux ans d'études au lieu d'un), la formation des maîtres (les IUFM disparaissant) et l'équivalence horaire TP/TD sinon c'est l'ensemble des composantes (UFR, facultés, IUT, services) qui vont être lésés à cause de cette moins-value.
Le SNESUP-UPPA appelle tous les personnels de l'Université de Pau et des Pays de l'Adour à se mobiliser contre tous les mauvais coups qui ne vont pas manquer de continuer à pleuvoir. Notre objectif reste l'abrogation de la loi LRU, de tous ses articles et de tous ses décrets d'application, pour une autre loi qui garantisse un véritable service public, le droit à l'accès aux connaissances pour toutes et tous et la liberté de recherche.
Communiqué du SNESup-UPPA
Budget2011
Communiqué du SNESup-UPPA Budget 2011
Publié le : 08/12/2010