Dans un décret soumis au conseil supérieur de l'éducation, le gouvernement envisage de doubler la part (actuellement de 10 %) du nombre des recteurs -vice-chanceliers des universités- ne disposant pas d'une
Aux motifs fallacieux d'un manque de prétendants -supposés craindre les conséquences d'une interruption de carrière universitaire-, d'un nécessaire « grand professionnalisme » contesté aux universitaires par le gouvernement, et de conditions de recrutement trop restrictives, le gouvernement ouvre la porte à des recrutements de recteurs
Le SNESUP dénonce la marque d'un mépris du gouvernement pour les qualifications universitaires, à commencer par l'habilitation à diriger les recherches (HDR) qu'il ne juge plus nécessaire pour le recrutement de 20 % de ses recteurs. Il condamne l'ouverture d'une brèche permettant de placer certaines personnalités ou hauts fonctionnaires dérogeant aux conditions de diplômes fixées et mieux disposées à mettre en œuvre le pilotage des universités voulu par le gouvernement.
Paris, le 23 juin 2010
Projet de nomination des recteurs : la porte ouverte à la technocratie
HDR et, pour les recteurs concernés, d'étendre les condition existant actuellement (diplôme de doctorat) à l'exercice de hautes fonctions ministérielles (secrétaires généraux des ministères e directeurs d'administrations centrales....), sans conditions de diplômes.
éloignés des considérations éducatives et de recherche pourtant essentielles aux recteurs d'académie.
Communiqué de presse 23 juin : Projet de nomination des recteurs : la porte ouverte à la technocratie
Publié le : 24/06/2010